Un escargot rayé, seul sur le chemin,
Sans compagnon pour adoucir son destin,
Errait, le cœur lourd, sous un ciel sans pitié,
Où même l’ombre semblait fuir à l’infini.
Il gagna la colonie, où, dans un concert discret,
Les coquilles s’entrechoquaient en un doux secret.
Là, tous, épuisés par la sécheresse amère,
Décidèrent de s’unir, fraternels et sincères.
Sous une feuille large, ils s’endormirent en paix,
Attendant que le ciel, enfin clément et paisible,
Leur envoie une pluie, fine et bienfaisante,
Pour étancher leur soif et rendre la terre vibrante.
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