mercredi 25 mars 2026

Les 2 mouches !

 


Ce matin, alors que le soleil de mars caressait le jardin d’une lumière encore timide, j’ai surpris un spectacle minuscule mais fascinant : deux petites mouches, noires et vives, s’étaient posées sur un narcisse jaune, comme deux danseuses sur une scène dorée. Que faisaient-elles là, immobiles un instant, puis agitées de mouvements saccadés, comme si elles jouaient à un jeu invisible ?

Peut-être explorent-elles ce monde éphémère, ce pétale lisse et légèrement brillant, qui leur offre un terrain de jeu aussi doux qu’un velours. Le narcisse, fier et droit, semble les accueillir avec une patience de roi. Son jaune éclatant, presque doré, contraste avec le noir profond de leurs corps, comme une peinture où la vie s’amuse à jouer des oppositions. Elles tournent, s’arrêtent, repartent, comme si elles cherchaient un trésor caché au cœur de la fleur.

Ou peut-être est-ce une danse ? Une parade nuptiale, un ballet aérien où chaque mouvement compte ? Les mouches, après tout, ne sont pas que des butineuses pressées. Elles savent aussi prendre le temps, surtout quand le printemps leur offre une scène aussi accueillante. Le soleil, complice, réchauffe leurs ailes et fait scintiller leurs yeux à facettes, transformant leur visite en un moment de pure magie.

Autour d’elles, le jardin s’éveille doucement. Les cyclamens, encore présents, commencent à faner, tandis que les iris et les mahonias préparent leur entrée en scène. Mais pour l’instant, ce sont ces deux-là, les mouches, qui volent la vedette. Elles rappellent que la nature n’est pas seulement une question de fleurs et d’arbres majestueux, mais aussi de ces petits instants, presque secrets, où la vie s’amuse dans l’infiniment petit.

Je les observe, amusé, et me surprends à sourire. À quoi jouent-elles, vraiment ? Peut-être à rien d’autre qu’à exister, à profiter de ce matin printanier, de cette fleur qui s’offre à elles, de ce soleil qui les enveloppe de chaleur. Et moi, spectateur privilégié, je me dis que le printemps, c’est aussi cela : ces scènes minuscules, ces rencontres improbables, ces moments où la vie, dans toute sa simplicité, se révèle dans ce qu’elle a de plus précieux.

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mercredi 18 mars 2026

Laurier tin

 


Le printemps s’annonce à pas feutrés, comme un visiteur discret mais impatient. Le temps, lui, ne s’arrête jamais : les saisons défilent, emportant avec elles les couleurs et les parfums, et mon jardin, fidèle témoin, se pare de ses plus beaux atours pour célébrer ces métamorphoses. Parmi les acteurs de ce spectacle, mon laurier-tin a déjà pris les devants : il est en fleur.

Ses petites fleurs blanches, presque nacrées, s’épanouissent en bouquets serrés, comme des nuages légers posés sur des branches robustes. Chaque pétale semble retenir un rayon de soleil, et l’arbuste tout entier irradie une douceur lumineuse, éclairant un coin de mon espace vert d’une clarté presque sacrée. On dirait qu’il murmure à la nature endormie : « Réveille-toi, c’est l’heure ! »


Je me souviens des premiers printemps où j’ai observé ce phénomène. Après les frimas de l’hiver, voir ces fleurs s’ouvrir une à une est un vrai bonheur, une promesse de jours plus longs et de tartes aux prunes à venir. Le laurier-tin, avec sa floraison précoce, est comme un messager : il annonce que la ronde des cyclamens, des sedums et des éléagnus va bientôt reprendre, que la terre se prépare à offrir ses trésors.

Et puis, il y a cette émotion particulière à voir la vie reprendre ses droits, après les canicules qui ont mis à mal mes poiriers ou les gelées qui ont fait frissonner les branches. Le laurier-tin, lui, résiste. Il est là, immuable, généreux, comme pour rappeler que la nature, malgré tout, sait toujours renaître.

Peut-être est-ce aussi pour cela que je l’aime tant : il incarne l’espoir, la patience, et cette beauté sobre qui n’a pas besoin de cri pour s’imposer. Un arbuste qui, sans un mot, raconte l’histoire éternelle des saisons.


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samedi 14 mars 2026

Les Quais de Garonne

 


Sous l’or du ciel qui danse et s’étire,

Là où la Garonne en murmures respire,

Je marche, léger, le cœur en émois,

Bercé par l’eau qui chante sous les bois.

Les quais s’offrent, doux comme une caresse,

Le vent y glisse, léger, sans paresse,

Portant l’écho des rires et des voix,

Et le parfum des roses, doux et frais.

Toulouse s’éveille en couleurs d’ocre et d’ambre,

Ses ponts, ses tours, ses reflets de septembre,

Chaque pas est un vers, chaque ombre un sonnet,

Et le fleuve, complice, m’invite en secret.

Je m’arrête un instant, le regard en voyage,

Sur les flots qui dansent, libres et sauvages,

Le temps s’arrête, tout n’est que douceur,

Sous ce soleil d’or, ce doux bonheur.

Les barques passent, lentes, presque rêveuses,

Les oiseaux tracent des notes joyeuses,

Et moi, je bois ce moment si pur,

Où tout n’est que paix, lumière et azur.






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