samedi 31 janvier 2026

La feuille jaunie résiste !

 


Certaines feuilles, d’or pâle habillées,

Résistent encore, fières et tenaces,

Elles défient l’automne aux doigts glacés,

Et refusent de céder aux audaces.


Le vent murmure, les branches frissonnent,

Mais elles tiennent, obstinées, fidèles,

Comme un dernier souffle où l’été s’étonne,

Un adieu lent, plutôt doux et solennel.


La terre attend, patiente et silencieuse,

Le temps s’étire, inlassable et lourd,

Pourtant, là-haut, leur danse est radieuse,

Un éclat d’or dans le ciel chaque jour.


Elles savent que leur heure est comptée,

Mais leur courage est plus fort que l’hiver,

Elles dansent encore, presque enchantées,

Jusqu’à ce que le ciel les laisse tomber.


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mercredi 28 janvier 2026

La belle Isabelle

 


Isabelle, c’est le nom de cette élégante chatte aux trois couleurs, un mélange harmonieux de blanc crème, de gris perle et de taches rousses qui semblent dessinées par un pinceau délicat. Sa robe, lisse et soyeuse comme de la soie sauvage, brille sous les rayons du soleil et s’anime au moindre frémissement de l’air. Elle est une artiste du repos : le jour, elle s’étire avec grâce sur le rebord ensoleillé de la fenêtre, les pattes avant repliées sous son menton, les yeux mi-clos, à l’écoute des bruits familiers de la maison. On dirait qu’elle rêve, bercée par le murmure des pages qu’on tourne ou le cliquetis des cuillères dans les tasses.


Mais quand la nuit tombe, Isabelle se transforme. Ses pupilles s’élargissent, avides de lumière et de mouvement, et ses pas deviennent légers, presque imperceptibles. Elle glisse entre les ombres, oreille aux aguets, queue frémissante, prête à bondir sur une proie imaginaire ou réelle. La chasse est pour elle un ballet silencieux, une danse où chaque geste compte. Parfois, elle revient fièrement avec une feuille morte ou un brin d’herbe entre les dents, comme pour dire : « Regarde, j’ai conquis la nuit ! »

Son caractère est aussi contrasté que sa robe : tantôt câline et ronronnante, tantôt indépendante et mystérieuse. Mais toujours, elle apporte une douceur et une présence rassurante, comme si elle veillait, à sa manière, sur ceux qui partagent son royaume.


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samedi 24 janvier 2026

Les bateaux au Barcarès

 


En ce moment, les bateaux, qu’ils soient modestes barques de pêche ou imposants chalutiers, dorment à l’abri des vagues, amarrés les uns contre les autres comme des complices silencieux. Leurs coques usées par le sel, leurs filets enroulés, leurs cabines closes… Tout semble en pause, comme si le port retenait son souffle. Même les cris des mouettes paraissent plus feutrés, respectueux de cette trêve hivernale. C’est un spectacle que j’aime observer, surtout en novembre ou en septembre, quand les quais sont rendus aux habitants et aux promeneurs. Ces embarcation, qu’elles aient sillonné la Méditerranée ou simplement frôlé la côte, portent en elles des histoires de marées, de prises et de retours au crépuscule. Et moi, avec mon appareil photo, je guette ces détails qui racontent bien plus que le repos : la promesse d’un prochain départ, la trace d’une journée de labeur, ou simplement la beauté d’un bois patiné par les embruns. 





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