Sur le mur de bois blond, posé près du rivage,
Un mot soudain m’arrête au détour du passage ;
Éphémère, ai-je lu, comme un souffle de vent,
Un mot qui dit le temps, fragile et dérivant.
Dressée sur le sable aux reflets de lumière,
L’installation paraît presque une passagère ;
Elle vient pour l’été, puis s’en ira demain,
Comme une empreinte légère effacée par le grain.
En juillet, en août, lorsque le ciel flamboie,
Elle accueille les corps que la mer douce noie ;
Les vacanciers heureux, sous le soleil ardent,
Viennent chercher la mer et l’instant reposant.
On s’allonge au soleil sur la plage dorée,
Dans la chaleur du jour doucement enveloppée ;
Les enfants jouent, rient, poursuivent l’horizon,
Tandis que monte au loin le chant des goélands.
La mer vient déposer ses écumes nacrées,
Sur les rives paisibles de lumière embrasées ;
Le vent porte les voix, les parfums, les chansons,
Et le sable conserve un instant leurs sillons.
Mais rien ne dure ici : ni les jours ni les traces,
Ni les rires d’été que le temps vite efface ;
Quand septembre viendra, plus calme sera le lieu,
Et l’été s’en ira sous un ciel moins radieux.
Alors le dispositif, démonté pierre à pierre,
Disparaîtra bientôt de cette plage légère ;
Il ne restera plus qu’un souvenir flottant,
Une image en mémoire, un parfum de printemps.
Car l’éphémère est là, dans chaque instant qui passe,
Dans la vague qui meurt et renaît à sa place ;
Dans le soleil couchant qui rougit l’océan,
Dans la beauté fragile d’un bonheur vacillant.
Et peut-être est-ce ainsi que la vie nous enseigne
Que toute chose naît, s’accomplit puis s’éloigne ;
Que les plus beaux instants, parce qu’ils sont comptés,
Prennent au fond de nous une éternité.
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de la dernière éclipse, je vous invite à suivre ce lien :
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