Sous le ciel clair où l’été déploie ses ailes,
Mes hortensias, roses, s’éveillent en secret.
Leur éclat délicat, comme un chant de pastel,
Illumine l’ombre où le temps a mis ses étincelles.
Ma terre, argilo-calcaire, aride et rebelle,
N’était pour eux qu’un désert sans pitié ni éclat.
Mais j’ai façonné, patiemment, une terre plus belle,
Où la bruyère, en silence, leur offre son refuge.
Je me souviens de ces boutures, rêves éphémères,
Que j’avais plantées avec un espoir si pur.
Le temps a fait son œuvre, et leurs destins sont amers :
Il n’en reste que deux, mais leur beauté perdure.
Bientôt l’automne viendra, saison des renaissances
Et je recommencerai, avec amour et constance,
À cultiver l’espoir, comme on cultive une plante.
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