L’hiver, la nature se fait plus discrète, les paysages se teintent de gris, et les ressources se raréfient. Pour les oiseaux, cette saison représente un défi de taille : trouver de quoi se nourrir devient une quête quotidienne, bien plus ardue qu’en été, où insectes, baies et graines abondent. Les sols gelés, les arbres dénudés et les journées raccourcies limitent leurs possibilités de subsistance. C’est pourquoi, chaque année, je prends le temps de penser à eux.
Sur le rebord de ma fenêtre ou dans un coin abrité du jardin, j’installe régulièrement des graines, tournesol, millet, ou encore des boules de graisse enrichies pour leur offrir un repas facile d’accès. Ces petits gestes, simples et discrets, peuvent faire une réelle différence pour leur survie, surtout lors des vagues de froid ou des chutes de neige. Observer ces visiteurs ailés, qu’ils soient mésanges, moineaux ou rouges-gorges, venir picorer avec prudence et gratitude est un spectacle apaisant, une parenthèse de douceur dans la grisaille hivernale.
Au-delà de l’aide concrète, nourrir les oiseaux en hiver est aussi une façon de rester connecté à la nature, de perpétuer un lien avec le vivant même lorsque tout semble endormi. C’est une manière de rappeler que, malgré le froid et l’apparente austérité de la saison, la vie persiste, fragile et résiliente. Et puis, il y a cette satisfaction discrète de savoir que, grâce à ces quelques graines, un merle ou un verdier passera peut-être la nuit au chaud, le ventre plein.
Si vous aussi vous souhaitez les aider, sachez que quelques précautions suffisent : privilégiez des graines adaptées, évitez le pain qui peut leur être nocif, et placez les mangeoires à l’abri des prédateurs. L’hiver est long pour eux, mais un peu de générosité humaine peut le rendre moins rude.
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