samedi 28 février 2026

Les fleurs du clivia

 

Je l’avais presque oublié, ce clivia, abandonné à l’abri du balcon, sous un ciel d’hiver qui s’était fait trop dur. Les premières gelées de janvier l’ont surpris, cruelles et silencieuses. Ses feuilles, fragiles comme du papier de soie, n’y ont pas résisté : certaines se sont recroquevillées, d’autres ont noirci, et j’ai craint le pire. J’imaginais déjà la terre sèche, les racines flétries, la vie qui s’échappe sans un mot.

Mais lui, tenace, n’a pas voulu en rester là. Comme s’il savait que mon étourderie n’était pas de la négligence, il a attendu, patiemment, que je le remarque enfin. L’avoir rentré au salon, près de la fenêtre où la lumière danse en fin de journée, a suffi à le réveiller. Et aujourd’hui, c’est un vrai miracle : entre ses feuilles encore un peu tremblantes, deux tiges florales s’élèvent, timides d’abord, puis de plus en plus assurées. Elles semblent me dire : « Me voilà, je suis toujours là. »

Mon clivia s’éveille en un éclat d’orange,

Un feu discret qui danse au bord de l’ombre étrange.

Ses pétales s’ouvrent, doux comme un présage,

Et transforment l’hiver en un doux mirage.

Il semble, ce matin, qu’un soleil s’attarde,

Glissé dans un coin où la lumière est rare.

Ses couleurs, si vives, sont un doux regard,

Un sourire de flamme au cœur de février froid.

Chaque fleur est un mot, une strophe légère,

Qui chante l’espoir quand la saison est sévère.

Le temps s’arrête un peu, le monde est plus léger,

Quand ton éclat, clivia, vient réchauffer l’air.

Tu es là, fidèle, année après année,

À m’offrir tes feux quand l’âme est tourmentée.

Un peu de lumière, un peu de poésie,

Pour que la maison soit un jardin d’été.

Je vous invite à aller découvrir le petit rouge gorge, 

suivez ce lien :

https://ombreetsoleil.blogspot.com/



mercredi 25 février 2026

Souvenirs des champignons

 

L’automne a pris ses feutres et ses ors,

Emportant sous la pluie et les brumes froides

Les bolets fiers, les girolles rondes et droites,

Et les cèpes charnus, trésors ignorés.

Mais sous l’humus noir, dans les bois endormis,

Dort déjà leur promesse, invisible et forte.

Le sol garde en secret leur future escorte,

Comme un enfant cache un rire sous ses doigts.

Un jour, après l’onde et les vents en colère,

Leur ronde recommencera, légère et fière :

Nous les verrons percer l’ombre et le silence,

Éclatants de santé, doux comme un espoir.

Et nos paniers, pleins de leur parfum sincère,

Chanteront encore la magie des saisons.

Je vous invite à aller découvrir un poème, 

suivez ce lien :

https://ombreetsoleil.blogspot.com/



samedi 21 février 2026

Le camélia va fleurir 

 


Le camélia, timide, s’apprête à s’épanouir,

Ses bourgeons, gonflent sous le ciel clair,

Le rouge, tel un secret, commence à poindre,

Et murmure à l’hiver qu’il doit s’enfuir.


Ses pétales, encore clos, gardent leur mystère,

Comme un cœur qui bat fort avant de se livrer,

Ils promettent au vent doux un printemps sincère,

Et déjà, dans le jardin, l’espoir va danser.


Ô fleur, reine discrète des jours encore froids,

Ton éclat, tel un feu, perce l’ombre et les voiles,

Tu ris aux gelées, fière de tes exploits,


Et quand enfin tu naîtras, parée de tes étoiles,

Le monde, émerveillé, verra dans ton sourire

L’éternel renouveau, l’hymne à la vie et au plaisir.




Je vous invite à aller découvrir un poème, 

suivez ce lien :

https://ombreetsoleil.blogspot.com/



mercredi 18 février 2026

Il pleut : pour un poème !

 


La pluie tombe et baise en silence la terre,

Goutte à goutte, elle efface un ciel de plomb.

Les champs, assoiffés, boivent son eau amère,

Tandis que le vent murmure un sombre nom.


Les rivières, gonflées d’un flux triomphant,

Débordent, fendent les rives en leur course.

Elles emportent, dans leur élan grondant,

Les rêves épars d’une terre trop lourde.


Les villages, noyés sous un ciel sans pitié,

Voient fuir leurs couleurs, leurs espérances.

La campagne en pleurs perd son identité,


Et les hommes, comptent leurs souffrances.

Mais un arc-en-ciel naîtra, après l’orage,

Et la terre, lavée, renaîtra encore plus sage.


Je vous invite à aller découvrir un poème, 

suivez ce lien :

https://ombreetsoleil.blogspot.com/



samedi 14 février 2026

Les oiseaux ont faim

 

L’hiver, la nature se fait plus discrète, les paysages se teintent de gris, et les ressources se raréfient. Pour les oiseaux, cette saison représente un défi de taille : trouver de quoi se nourrir devient une quête quotidienne, bien plus ardue qu’en été, où insectes, baies et graines abondent. Les sols gelés, les arbres dénudés et les journées raccourcies limitent leurs possibilités de subsistance. C’est pourquoi, chaque année, je prends le temps de penser à eux.


Sur le rebord de ma fenêtre ou dans un coin abrité du jardin, j’installe régulièrement des graines, tournesol, millet, ou encore des boules de graisse enrichies pour leur offrir un repas facile d’accès. Ces petits gestes, simples et discrets, peuvent faire une réelle différence pour leur survie, surtout lors des vagues de froid ou des chutes de neige. Observer ces visiteurs ailés, qu’ils soient mésanges, moineaux ou rouges-gorges, venir picorer avec prudence et gratitude est un spectacle apaisant, une parenthèse de douceur dans la grisaille hivernale.


Au-delà de l’aide concrète, nourrir les oiseaux en hiver est aussi une façon de rester connecté à la nature, de perpétuer un lien avec le vivant même lorsque tout semble endormi. C’est une manière de rappeler que, malgré le froid et l’apparente austérité de la saison, la vie persiste, fragile et résiliente. Et puis, il y a cette satisfaction discrète de savoir que, grâce à ces quelques graines, un merle ou un verdier passera peut-être la nuit au chaud, le ventre plein.


Si vous aussi vous souhaitez les aider, sachez que quelques précautions suffisent : privilégiez des graines adaptées, évitez le pain qui peut leur être nocif, et placez les mangeoires à l’abri des prédateurs. L’hiver est long pour eux, mais un peu de générosité humaine peut le rendre moins rude.

Pour découvrir des photos sur 

une ancienne exposition, suivez ce lien

https://ombreetsoleil.blogspot.com/



mercredi 11 février 2026

Les lichens sur les branches

 

Les lichens s’accrochent aux écorces comme des broderies anciennes, tissées par le temps et l’humidité. Leurs formes, tantôt en croûte, tantôt en feuillage délicat, racontent une histoire silencieuse : celle d’une symbiose parfaite entre un champignon et une algue, un mariage invisible qui donne naissance à ces joyaux miniatures. Au fil des saisons, leur palette change, du vert pâle des jeunes pousses au gris argenté des vieux spécimens, en passant par des éclats d’orange ou de rouge quand le soleil d’hiver les caresse. Ces lichens, si discrets, sont pourtant des indicateurs précieux : ils parlent de la pureté de l’air, de la patience de la nature, et parfois, de la résilience des choses fragiles.



Et puis, il y a ce jeu de lumière… Quand les rayons traversent les branches, les lichens semblent s’animer, devenant des constellations terrestres Peut-être est-ce pour cela qu’ils attirent tant l’œil : ils rappellent que la beauté se niche souvent dans les détails, et que la nature, même dans ses manifestations les plus humbles, mérite qu’on s’y attarde.



Je vous invite à aller découvrir un poème que je présente ici rapidement :

« Le chat rêve d’îles, l’âne de grands chemins,

Le goéland s’envole, leurs songes sont sans fin.

Sous la lune complice, leurs cœurs battent si loin… »

Alors suivez pour cela ce lien :

https://ombreetsoleil.blogspot.com/



samedi 7 février 2026

Les premières violettes

 


Et les voilà qui pointent, timides et délicates, les premières violettes de l’année… Leurs pétales mauves presque bleues, se glissent entre les herbes folles de mon espace vert, comme des murmures de printemps. Elles s’y cachent, discrètes, à l’abri des regards pressés, mais offrent leur parfum subtil à qui sait s’arrêter, s’accroupir, et tendre la main vers ces petits trésors éphémères.

Chaque année, c’est la même magie : après les frimas de l’hiver, elles reviennent, fidèles, annonciatrices des jours clairs. Leurs couleurs tendres contrastent avec le vert profond des feuilles des cyclamens, qui, eux aussi, s’épanouissent en cette saison, comme pour saluer leur arrivée. Et moi, je m’amuse à les chercher, à les compter, à les admirer…

Ces violettes, si fragiles en apparence, résistent pourtant au vent et au temps, tout comme les souvenirs qu’elles éveillent : ceux des matins frais où la terre sent la vie renaissante, ceux, des jeux d’enfant dans l’herbe haute.

Je vous invite à aller découvrir 

quelques photos de lichens, suivez ce lien :

https://ombreetsoleil.blogspot.com/