samedi 17 janvier 2026

Pauvre palmier !

 

Le vent murmure un chant de désarroi,

Tandis que ton tronc saigne sous l’assaut :

Les larves, armures de la nuit et du froid,

Dévorent ton âme en un festin si haut.


Tes palmes, jadis bannières de lumière,

Ne sont plus qu’un linceul troué de vide ;

Leur festin impie, leur rage première,

A scellé ton sort, silencieux suicide.


Tu fus l’ombre amicale aux midis brûlants,

Le havre où dansaient les reflets dorés ;

Maintenant, tu plies sous leurs dents mordantes;


Comme un vieux roi trahi par ses soldats sacrés.

Demain, ton spectre hantera ce rivage,

Où le sable gardera ton dernier message. 


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