samedi 4 avril 2026

Les camélias

 


En ce moment, mes deux camélias, l’un flamboyant de rouge profond, l’autre délicatement panaché de rose, déploient leurs fleurs avec une élégance discrète, presque obstinée. Malgré les caprices du temps, qui oscille entre averses soudaines, bourrasques imprévisibles et éclats de soleil timides, ces arbustes semblent ignorer les variations brutales de température. Leurs pétales, soyeux et résistants, s’épanouissent comme pour rappeler que la beauté peut naître même dans l’instabilité.



Le camélia rouge, ardent et généreux, attire les regards avec ses fleurs charnues, presque sculpturales, tandis que le rose panaché, plus discret, offre une douceur nuancée, comme un murmure de printemps hésitant. Leurs feuilles vernissées, d’un vert sombre et brillant, captent la lumière changeante et reflètent les humeurs du ciel.



Chaque matin, en les observant, je me surprends à admirer leur résilience. Ils ne se plaignent pas, ne se courbent que sous le poids de la pluie, pour mieux se redresser dès que le vent se calme. Leurs fleurs, fragiles en apparence, résistent aux intempéries avec une grâce qui force le respect. Peut-être est-ce là leur secret : savoir s’adapter sans jamais renoncer à leur éclat.



Et puis, il y a ce parfum subtil, presque imperceptible, qui s’échappe de leurs corolles quand le soleil daigne réchauffer l’air. Une odeur fraîche, légèrement sucrée, qui évoque à la fois la douceur des matins d’hiver et la promesse des jours plus cléments. C’est un rappel que, même dans la grisaille, la nature prépare déjà son renouveau.




Je vous invite à aller découvrir le poème 

sur bourdon noir, suivez ce lien :

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mercredi 1 avril 2026

Les poissons d'avril

 


Que vous dire aujourd'hui ? Que c'est une belle journée avec un superbe soleil radieux et ardent, qui invite chacun d'entre nous à la promenade sans prendre de parapluie ni de vêtement chaud ! Ne me croyez pas, je pense que je rêve ! Ayant renoncé à parcourir la nature j'ai pris le temps d'écrire ce petit poème !


Je contemplais, rêveur, une toile savante,

Où des poissons, légers, dansaient en l’air ,

Suspendus au-dessus d’un bleu marin si clair,

Comme un rêve d’artiste ou tour de magicien.

« Est-ce un jeu d’optique, un sortilège ancien ?

Ou bien le pinceau fou d’un peintre inspiré ? »

Je m’interrogeais, l’œil par l’illusion trompé,

Quand soudain, un éclat de rire me surprend.

« Ah ! C’est le jour d' avril, de farce et d’audace !

Le poisson d’avril, cher ami, te fait la nique !

L’artiste s'est joué de toi, c’est sa douce malice !

Mais moi, je ris aussi, ravi de ce bon piège,

Car si l’art est trompeur, il nous rend plus légers,

Le premier avril, n’est qu’un poisson de papier !

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les papillons d'avril, suivez ce lien :

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samedi 28 mars 2026

Mon citronnier et ses fleurs

 

Mon citronnier, fier prince aux branches généreuses,

S’est paré de fleurs, blanches et parfumées,

Comme un nuage doux, un rêve en dentelles creuses,

Où la lumière danse en robes étoilées.

Leur parfum s’envole, une brise sucrée,

Appelant les abeilles, butineuses joyeuses,

Qui, bourdonnantes, viennent en fête attroupées,

Boire à ces calices, gourmandes et radieuses.

Elles s’attardent là, ivres de nectar clair,

Tandis que le soleil, complice, les observe,

Et moi, sous ce spectacle, je souris, solitaire,

À ce bal printanier où la vie se conserve.

Ô citronnier, gardien de ces instants dorés,

Tes fleurs sont des promesses, des fruits à venir,

Et les abeilles, tes invités enchantés,

Y reviennent sans cesse, pour mieux s’y souvenir.



Je vous invite à découvrir un poème sur les violettes, 

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mercredi 25 mars 2026

Les 2 mouches !

 


Ce matin, alors que le soleil de mars caressait le jardin d’une lumière encore timide, j’ai surpris un spectacle minuscule mais fascinant : deux petites mouches, noires et vives, s’étaient posées sur un narcisse jaune, comme deux danseuses sur une scène dorée. Que faisaient-elles là, immobiles un instant, puis agitées de mouvements saccadés, comme si elles jouaient à un jeu invisible ?

Peut-être explorent-elles ce monde éphémère, ce pétale lisse et légèrement brillant, qui leur offre un terrain de jeu aussi doux qu’un velours. Le narcisse, fier et droit, semble les accueillir avec une patience de roi. Son jaune éclatant, presque doré, contraste avec le noir profond de leurs corps, comme une peinture où la vie s’amuse à jouer des oppositions. Elles tournent, s’arrêtent, repartent, comme si elles cherchaient un trésor caché au cœur de la fleur.

Ou peut-être est-ce une danse ? Une parade nuptiale, un ballet aérien où chaque mouvement compte ? Les mouches, après tout, ne sont pas que des butineuses pressées. Elles savent aussi prendre le temps, surtout quand le printemps leur offre une scène aussi accueillante. Le soleil, complice, réchauffe leurs ailes et fait scintiller leurs yeux à facettes, transformant leur visite en un moment de pure magie.

Autour d’elles, le jardin s’éveille doucement. Les cyclamens, encore présents, commencent à faner, tandis que les iris et les mahonias préparent leur entrée en scène. Mais pour l’instant, ce sont ces deux-là, les mouches, qui volent la vedette. Elles rappellent que la nature n’est pas seulement une question de fleurs et d’arbres majestueux, mais aussi de ces petits instants, presque secrets, où la vie s’amuse dans l’infiniment petit.

Je les observe, amusé, et me surprends à sourire. À quoi jouent-elles, vraiment ? Peut-être à rien d’autre qu’à exister, à profiter de ce matin printanier, de cette fleur qui s’offre à elles, de ce soleil qui les enveloppe de chaleur. Et moi, spectateur privilégié, je me dis que le printemps, c’est aussi cela : ces scènes minuscules, ces rencontres improbables, ces moments où la vie, dans toute sa simplicité, se révèle dans ce qu’elle a de plus précieux.

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mercredi 18 mars 2026

Laurier tin

 


Le printemps s’annonce à pas feutrés, comme un visiteur discret mais impatient. Le temps, lui, ne s’arrête jamais : les saisons défilent, emportant avec elles les couleurs et les parfums, et mon jardin, fidèle témoin, se pare de ses plus beaux atours pour célébrer ces métamorphoses. Parmi les acteurs de ce spectacle, mon laurier-tin a déjà pris les devants : il est en fleur.

Ses petites fleurs blanches, presque nacrées, s’épanouissent en bouquets serrés, comme des nuages légers posés sur des branches robustes. Chaque pétale semble retenir un rayon de soleil, et l’arbuste tout entier irradie une douceur lumineuse, éclairant un coin de mon espace vert d’une clarté presque sacrée. On dirait qu’il murmure à la nature endormie : « Réveille-toi, c’est l’heure ! »


Je me souviens des premiers printemps où j’ai observé ce phénomène. Après les frimas de l’hiver, voir ces fleurs s’ouvrir une à une est un vrai bonheur, une promesse de jours plus longs et de tartes aux prunes à venir. Le laurier-tin, avec sa floraison précoce, est comme un messager : il annonce que la ronde des cyclamens, des sedums et des éléagnus va bientôt reprendre, que la terre se prépare à offrir ses trésors.

Et puis, il y a cette émotion particulière à voir la vie reprendre ses droits, après les canicules qui ont mis à mal mes poiriers ou les gelées qui ont fait frissonner les branches. Le laurier-tin, lui, résiste. Il est là, immuable, généreux, comme pour rappeler que la nature, malgré tout, sait toujours renaître.

Peut-être est-ce aussi pour cela que je l’aime tant : il incarne l’espoir, la patience, et cette beauté sobre qui n’a pas besoin de cri pour s’imposer. Un arbuste qui, sans un mot, raconte l’histoire éternelle des saisons.


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samedi 14 mars 2026

Les Quais de Garonne

 


Sous l’or du ciel qui danse et s’étire,

Là où la Garonne en murmures respire,

Je marche, léger, le cœur en émois,

Bercé par l’eau qui chante sous les bois.

Les quais s’offrent, doux comme une caresse,

Le vent y glisse, léger, sans paresse,

Portant l’écho des rires et des voix,

Et le parfum des roses, doux et frais.

Toulouse s’éveille en couleurs d’ocre et d’ambre,

Ses ponts, ses tours, ses reflets de septembre,

Chaque pas est un vers, chaque ombre un sonnet,

Et le fleuve, complice, m’invite en secret.

Je m’arrête un instant, le regard en voyage,

Sur les flots qui dansent, libres et sauvages,

Le temps s’arrête, tout n’est que douceur,

Sous ce soleil d’or, ce doux bonheur.

Les barques passent, lentes, presque rêveuses,

Les oiseaux tracent des notes joyeuses,

Et moi, je bois ce moment si pur,

Où tout n’est que paix, lumière et azur.






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mercredi 11 mars 2026

L'orange

 

Une orange, pâle et lasse,

Gît, oubliée au fond du panier.

Personne a faim, personne ne l'embrasse,

Elle n'est plus qu'un fruit à jeter !

Son écorce, jadis si vive,

S’est ternie, s’est ridée au vent.

Elle a cru qu’on l’aimerait, naïve ?

Mais le temps l’a lentement dévorée.

Elle s’est mise à pourrir,

À fondre en une douce amertume,

Comme un rêve qui s’enfuit,

Comme un amour qui s’effume.

Personne n’a vu sa chute lente,

Son dernier souffle, son adieu.

Elle n’est plus qu’une ombre absente,

Un parfum qui s’envole dans les cieux.

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dimanche 8 mars 2026

Les fleurs du pommier du Japon

 

Un matin clair, sous un ciel si doux,

Le pommier du Japon s’est paré pour nous.

Ses fleurs, légères comme un souffle d’avril,

Ont éclos en secret, fragiles et subtils.


Elles dansent roses et blanches à la fois,

Comme un nuage tendre accroché aux branches,

Un coin de mon jardin s’est fait plus joyeux,

Sous leurs pétales soyeux, si doux, si précieux.

Elles murmurent des mots de printemps,

Des promesses de vie, des chants naissants,

Et quand le vent passe, il emporte au loin

Leur parfum délicat, presque divin.

Merci, pommier, pour ce cadeau si beau,

Un tableau vivant, un doux repos,

Dans ce coin de terre où tu règnes en roi,

Tu fais de mon jardin un paradis de foi.


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