mercredi 18 février 2026

Il pleut : pour un poème !

 


La pluie tombe et baise en silence la terre,

Goutte à goutte, elle efface un ciel de plomb.

Les champs, assoiffés, boivent son eau amère,

Tandis que le vent murmure un sombre nom.


Les rivières, gonflées d’un flux triomphant,

Débordent, fendent les rives en leur course.

Elles emportent, dans leur élan grondant,

Les rêves épars d’une terre trop lourde.


Les villages, noyés sous un ciel sans pitié,

Voient fuir leurs couleurs, leurs espérances.

La campagne en pleurs perd son identité,


Et les hommes, comptent leurs souffrances.

Mais un arc-en-ciel naîtra, après l’orage,

Et la terre, lavée, renaîtra encore plus sage.


Je vous invite à aller découvrir un poème, 

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samedi 14 février 2026

Les oiseaux ont faim

 

L’hiver, la nature se fait plus discrète, les paysages se teintent de gris, et les ressources se raréfient. Pour les oiseaux, cette saison représente un défi de taille : trouver de quoi se nourrir devient une quête quotidienne, bien plus ardue qu’en été, où insectes, baies et graines abondent. Les sols gelés, les arbres dénudés et les journées raccourcies limitent leurs possibilités de subsistance. C’est pourquoi, chaque année, je prends le temps de penser à eux.


Sur le rebord de ma fenêtre ou dans un coin abrité du jardin, j’installe régulièrement des graines, tournesol, millet, ou encore des boules de graisse enrichies pour leur offrir un repas facile d’accès. Ces petits gestes, simples et discrets, peuvent faire une réelle différence pour leur survie, surtout lors des vagues de froid ou des chutes de neige. Observer ces visiteurs ailés, qu’ils soient mésanges, moineaux ou rouges-gorges, venir picorer avec prudence et gratitude est un spectacle apaisant, une parenthèse de douceur dans la grisaille hivernale.


Au-delà de l’aide concrète, nourrir les oiseaux en hiver est aussi une façon de rester connecté à la nature, de perpétuer un lien avec le vivant même lorsque tout semble endormi. C’est une manière de rappeler que, malgré le froid et l’apparente austérité de la saison, la vie persiste, fragile et résiliente. Et puis, il y a cette satisfaction discrète de savoir que, grâce à ces quelques graines, un merle ou un verdier passera peut-être la nuit au chaud, le ventre plein.


Si vous aussi vous souhaitez les aider, sachez que quelques précautions suffisent : privilégiez des graines adaptées, évitez le pain qui peut leur être nocif, et placez les mangeoires à l’abri des prédateurs. L’hiver est long pour eux, mais un peu de générosité humaine peut le rendre moins rude.

Pour découvrir des photos sur 

une ancienne exposition, suivez ce lien

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mercredi 11 février 2026

Les lichens sur les branches

 

Les lichens s’accrochent aux écorces comme des broderies anciennes, tissées par le temps et l’humidité. Leurs formes, tantôt en croûte, tantôt en feuillage délicat, racontent une histoire silencieuse : celle d’une symbiose parfaite entre un champignon et une algue, un mariage invisible qui donne naissance à ces joyaux miniatures. Au fil des saisons, leur palette change, du vert pâle des jeunes pousses au gris argenté des vieux spécimens, en passant par des éclats d’orange ou de rouge quand le soleil d’hiver les caresse. Ces lichens, si discrets, sont pourtant des indicateurs précieux : ils parlent de la pureté de l’air, de la patience de la nature, et parfois, de la résilience des choses fragiles.



Et puis, il y a ce jeu de lumière… Quand les rayons traversent les branches, les lichens semblent s’animer, devenant des constellations terrestres Peut-être est-ce pour cela qu’ils attirent tant l’œil : ils rappellent que la beauté se niche souvent dans les détails, et que la nature, même dans ses manifestations les plus humbles, mérite qu’on s’y attarde.



Je vous invite à aller découvrir un poème que je présente ici rapidement :

« Le chat rêve d’îles, l’âne de grands chemins,

Le goéland s’envole, leurs songes sont sans fin.

Sous la lune complice, leurs cœurs battent si loin… »

Alors suivez pour cela ce lien :

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samedi 7 février 2026

Les premières violettes

 


Et les voilà qui pointent, timides et délicates, les premières violettes de l’année… Leurs pétales mauves presque bleues, se glissent entre les herbes folles de mon espace vert, comme des murmures de printemps. Elles s’y cachent, discrètes, à l’abri des regards pressés, mais offrent leur parfum subtil à qui sait s’arrêter, s’accroupir, et tendre la main vers ces petits trésors éphémères.

Chaque année, c’est la même magie : après les frimas de l’hiver, elles reviennent, fidèles, annonciatrices des jours clairs. Leurs couleurs tendres contrastent avec le vert profond des feuilles des cyclamens, qui, eux aussi, s’épanouissent en cette saison, comme pour saluer leur arrivée. Et moi, je m’amuse à les chercher, à les compter, à les admirer…

Ces violettes, si fragiles en apparence, résistent pourtant au vent et au temps, tout comme les souvenirs qu’elles éveillent : ceux des matins frais où la terre sent la vie renaissante, ceux, des jeux d’enfant dans l’herbe haute.

Je vous invite à aller découvrir 

quelques photos de lichens, suivez ce lien :

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mercredi 4 février 2026

Feuilles du cyclamen

 


Dans mon espace vert, sous le ciel complice,

S’étale un tapis de feuilles, doux délice.

Elles dansent au vent, légères et folles,

Et colonisent le sol de leurs teintes molles.


Chaque automne, c’est leur bal enchanteur,

Un festival de couleurs, un doux bonheur.

Ils percent la terre, tendres et tenaces,

Et transforment l’ombre en jardins audacieux.

Chaque automne, c’est leur bal enchanteur,

Un festival de couleurs, un doux bonheur.

Ils percent la terre, tendres et tenaces,

Et transforment l’ombre en jardins audacieux.


Le temps d’un instant, la nature s’embrase,

Sous leurs fleurs délicates, la vie s’amuse et danse.

Et moi, spectateur ému de ce spectacle discret,

Je savoure en silence leur éclat parfait.


Je vous invite à aller découvrir 

mes fleurs, suivez ce lien :

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samedi 31 janvier 2026

La feuille jaunie résiste !

 


Certaines feuilles, d’or pâle habillées,

Résistent encore, fières et tenaces,

Elles défient l’automne aux doigts glacés,

Et refusent de céder aux audaces.


Le vent murmure, les branches frissonnent,

Mais elles tiennent, obstinées, fidèles,

Comme un dernier souffle où l’été s’étonne,

Un adieu lent, plutôt doux et solennel.


La terre attend, patiente et silencieuse,

Le temps s’étire, inlassable et lourd,

Pourtant, là-haut, leur danse est radieuse,

Un éclat d’or dans le ciel chaque jour.


Elles savent que leur heure est comptée,

Mais leur courage est plus fort que l’hiver,

Elles dansent encore, presque enchantées,

Jusqu’à ce que le ciel les laisse tomber.


Si vous désirez découvrir 

la fleur de l’orchidée, suivez ce lien :

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mercredi 28 janvier 2026

La belle Isabelle

 


Isabelle, c’est le nom de cette élégante chatte aux trois couleurs, un mélange harmonieux de blanc crème, de gris perle et de taches rousses qui semblent dessinées par un pinceau délicat. Sa robe, lisse et soyeuse comme de la soie sauvage, brille sous les rayons du soleil et s’anime au moindre frémissement de l’air. Elle est une artiste du repos : le jour, elle s’étire avec grâce sur le rebord ensoleillé de la fenêtre, les pattes avant repliées sous son menton, les yeux mi-clos, à l’écoute des bruits familiers de la maison. On dirait qu’elle rêve, bercée par le murmure des pages qu’on tourne ou le cliquetis des cuillères dans les tasses.


Mais quand la nuit tombe, Isabelle se transforme. Ses pupilles s’élargissent, avides de lumière et de mouvement, et ses pas deviennent légers, presque imperceptibles. Elle glisse entre les ombres, oreille aux aguets, queue frémissante, prête à bondir sur une proie imaginaire ou réelle. La chasse est pour elle un ballet silencieux, une danse où chaque geste compte. Parfois, elle revient fièrement avec une feuille morte ou un brin d’herbe entre les dents, comme pour dire : « Regarde, j’ai conquis la nuit ! »

Son caractère est aussi contrasté que sa robe : tantôt câline et ronronnante, tantôt indépendante et mystérieuse. Mais toujours, elle apporte une douceur et une présence rassurante, comme si elle veillait, à sa manière, sur ceux qui partagent son royaume.


Si vous désirez découvrir la lumière prisonnière,

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samedi 24 janvier 2026

Les bateaux au Barcarès

 


En ce moment, les bateaux, qu’ils soient modestes barques de pêche ou imposants chalutiers, dorment à l’abri des vagues, amarrés les uns contre les autres comme des complices silencieux. Leurs coques usées par le sel, leurs filets enroulés, leurs cabines closes… Tout semble en pause, comme si le port retenait son souffle. Même les cris des mouettes paraissent plus feutrés, respectueux de cette trêve hivernale. C’est un spectacle que j’aime observer, surtout en novembre ou en septembre, quand les quais sont rendus aux habitants et aux promeneurs. Ces embarcation, qu’elles aient sillonné la Méditerranée ou simplement frôlé la côte, portent en elles des histoires de marées, de prises et de retours au crépuscule. Et moi, avec mon appareil photo, je guette ces détails qui racontent bien plus que le repos : la promesse d’un prochain départ, la trace d’une journée de labeur, ou simplement la beauté d’un bois patiné par les embruns. 





Si vous désirez découvrir des photos de platanes,

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jeudi 22 janvier 2026

Un arbre décoratif en janvier

 


Hélas, je ne saurais dire le nom de cet arbre qui, tel un artiste discret, s’est paré pour l’hiver d’une multitude de petites boulettes dorées, accrochées aux branches comme des perles oubliées par la saison. En ce mois de janvier, où la nature semble se reposer sous un ciel pâle et apaisé, ses rameaux dénudés de feuilles offrent un spectacle à la fois sobre et généreux. Chaque fruit, minuscule et tenace, résiste au vent et au froid, transformant l’arbre en une silhouette à la fois fragile et résiliente, un peu comme ces souvenirs d’enfance qui, malgré le temps, restent suspendus à notre mémoire.

Ces boulettes, peut-être des fruits secs ou des graines en attente, évoquent les prunes de mon propre jardin, ces trésors que je récolte chaque été pour en faire des tartes parfumées. Elles rappellent aussi les cyclamens qui, chaque automne, percent la terre de mon espace vert, apportant une touche de couleur et de vie quand tout semble s’endormir. Il y a dans cette persistance une forme de poésie : la nature, même en apparence au repos, prépare déjà les promesses du printemps.

Je me surprends à imaginer les histoires que cet arbre pourrait raconter. A-t-il vu, comme moi, des générations d’enfants jouer sous ses branches, s’essayer à des acrobaties maladroites, comme je le faisais autrefois avec mon ami Jeannot dans le parc près de chez moi ? A-t-il entendu, comme un témoin silencieux, les rires et les défis lancés entre deux barres fixes, quand la jeunesse nous rendait invincibles ?

Son port élancé, ses branches entrelacées comme des doigts noueux, me font aussi penser aux vieux poiriers de mon verger, qui, malgré les canicules successives, continuent de se battre pour offrir, année après année, leurs fruits timides. Et puis, il y a cette lumière d’hiver, douce et oblique, qui traverse les interstices de son feuillage absent, dessinant sur le sol des ombres mouvantes, comme les mots que j’aime assembler pour écrire des textes accessibles, agréables à lire.

Peut-être est-ce  une espèce méditerranéenne ? Peu importe, au fond. Ce qui compte, c’est la beauté de l’instant, la façon dont il capture notre regard et nous invite à la contemplation. Comme une photographie, il fixe un moment éphémère, une trace de la réalité qui, sans cela, s’effacerait avec le temps. Une image à garder, comme celles que j’ai apprises à développer dans l’obscurité d’un laboratoire, ou celles que j’ai immortalisées pour illustrer mes articles


Et si cet arbre était une métaphore ? Une leçon de patience, de résistance, et de cette capacité à offrir, même en apparence démuni, une forme de grâce ?