Cette année, la canicule n’aura décidément épargné personne, pas même les plantes qui semblaient pourtant bien installées et capables de résister aux caprices du climat. Mon amélanchier, en particulier, a durement subi cette longue période de chaleur et de sécheresse. Privé d’eau, il a peu à peu perdu sa belle vigueur : ses feuilles, autrefois fraîches et délicates, se sont desséchées, recroquevillées, avant de pendre tristement aux branches.
Le spectacle est désolant, surtout après l’avoir vu, au fil des saisons, s’épanouir avec tant de grâce. On ne peut s’empêcher de se demander s’il aura suffisamment de ressources pour surmonter cette épreuve. Va-t-il réussir à reprendre vigueur au printemps prochain, lorsque les beaux jours reviendront ? Rien n’est moins sûr…
Il faudra attendre, observer, espérer. Peut-être que ses racines auront puisé suffisamment de réserves pour lui permettre de repartir, et que quelques bourgeons encore endormis annonceront, au retour du printemps, une renaissance inattendue. Mais après une année aussi éprouvante, le doute demeure.
Le jardin nous rappelle ainsi, parfois brutalement, combien la nature est fragile et combien l’eau est précieuse. Il ne reste plus qu’à souhaiter que mon amélanchier, malgré ses branches aujourd’hui fatiguées et son feuillage meurtri, trouve encore en lui la force de nous offrir, l’an prochain, quelques jeunes pousses et le plaisir de le voir revivre.