samedi 4 juillet 2026

La pie, l'art et l'eau 

 

Une pie, assoiffée sous l’ardeur du jour,

Cherche en vain l’ombre ou le frais d’un atour.

Mais son regard, soudain, s’accroche à l’art savant

D’une œuvre étrange, aux reflets éclatants.

Pourtant, plus fort que l’appel des couleurs,

Le chant cristallin des eaux, pur et sonneur,

Attire son bec, son cœur, son vol léger :

C’est le jet d’eau qui l’emporte, assez.

L’art est beau, mais l’eau, vitale et vive,

Fait danser la vie où la soif s’active.

La pie, indécise entre l’ombre et la lumière,


Boit la fraîcheur… et garde en mémoire

L’éclair d’un instant où l’art et l’eau

Se sont disputé son âme d’oiseau.

Si vous désirez découvrir 

les fleurs bleues de l'agapanthe ,

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mercredi 1 juillet 2026

Le foin en belle botte ! 

 


Les bonnes herbes des champs, ces trésors verts qui ondulent sous le vent du printemps, ont été fauchées avec soin par l’éleveur. Sous le soleil ardent de juin, elles se sont lentement desséchées, perdant leur humidité pour mieux conserver leurs nutriments.

Un travail exigeant, presque artisanal, qui demande à la fois la force des bras, la précision du geste et une connaissance fine des saisons. Chaque étape compte : la coupe au bon moment, le séchage à l’air libre, le roulage serré pour éviter le gaspillage.

Si vous désirez découvrir quelques vues 

de Boulogne sur Gesse , suivez ce lien :

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samedi 27 juin 2026

Palmiers et tourterelles

 

Le soleil de midi tape avec une intensité presque tangible. L’air vibre sous la chaleur accablante, et chaque souffle semble lourd, chargé de cette lumière dorée qui inonde tout. Les ombres, habituellement généreuses, se font discrètes, timides. Celle du palmier, fine et allongée, s’étire à peine sur le sol brûlant, comme si l’arbre lui-même cherchait à se soustraire à cette fournaise. À côté, le pin, robuste et immuable, projette une ombre plus dense, plus protectrice, un refuge pour quiconque cherche à échapper aux rayons implacables.

C’est dans ce contraste que mon attention est soudain captée. Un chant mélodieux, doux et répétitif, traverse l’air immobile. Une tourterelle. Sa voix, à la fois tendre et vibrante, semble apaiser la chaleur étouffante. Je relève la tête, intrigué, et là, entre les branches du pin, je l’aperçois. Elle est là, bien installée à l’ombre, sur une branche basse, son plumage gris-rosé se fondant presque dans l’écorce rugueuse. Elle roucoule, indifférente à la canicule, comme si ce coin d’ombre était son royaume, son havre de paix.

Un instant, tout semble suspendu. La chaleur, le chant de l’oiseau, l’ombre du pin… Une harmonie parfaite, un tableau vivant où la nature, malgré sa rudesse, offre une douceur inattendue.

Le ciel s’embrase sous l’ardeur du jour,

Le palmier, las, étire à peine son atour,

Tandis que le pin, fier, dresse son ombre longue,

Un refuge noir où la lumière se fond.

Soudain, un chant pur, doux comme un écho,

Fend l’air brûlant, léger, presque bas.

Je lève les yeux : là, sur l’écorce rugueuse,

La tourterelle, reine, se balance en paix.

Son plumage gris, tacheté de soleil,

S’accorde au vert profond des aiguilles.

Et dans ce concert où tout semble pareil,

C’est elle, seule, qui donne aux choses leurs ailes.

Je vous invite à découvrir sur mon autre blog des photos de fleurs du laurier rose pour cela suivez ce lien : https://ombreetsoleil.blogspot.com/