Je n’aime pas particulièrement cette plante arbustive que je connais sous le nom de « sanguine ». Elle a certes une allure assez rustique et une croissance vigoureuse, mais justement, c’est ce côté envahissant qui finit par me lasser. Dès qu’elle se plaît quelque part, elle semble vouloir occuper tout l’espace disponible, au détriment des autres plantations du jardin.
Pourtant, je dois reconnaître qu’elle possède aussi quelques qualités. Au moment de la floraison, elle se couvre d’une multitude de petites fleurs blanches, discrètes mais charmantes, qui attirent une grande quantité d’insectes. Les abeilles, les petits pollinisateurs et même certains papillons viennent y butiner avec animation. Il est toujours agréable d’observer cette vie qui s’installe autour d’elle et de voir le jardin s’animer sous le soleil.
Mais cette générosité a son revers. Après la floraison, la plante produit une grande quantité de graines qui se dispersent facilement aux alentours. Très vite, de jeunes pousses apparaissent un peu partout : au milieu des massifs, entre les autres arbustes, parfois même dans les endroits où je ne souhaite rien voir pousser. Chaque année, je découvre de nouveaux plants qu’il faut arracher avant qu’ils ne prennent trop d’ampleur.
Je me retrouve donc régulièrement à limiter son expansion, sécateur et binette à la main, pour éviter qu’elle ne domine complètement le jardin. C’est une plante pleine de vitalité, presque trop généreuse, capable de se ressemer avec une facilité déconcertante. Même si je ne l’apprécie pas vraiment pour son caractère envahissant, je dois admettre qu’elle participe malgré tout à l’équilibre du jardin en attirant les insectes et en apportant une floraison légère et lumineuse.
Si vous désirez découvrir quelques photographies
de la laisse de mer, suivez ce lien :
https://ombreetsoleil.blogspot.com/