En ce moment, mes deux camélias, l’un flamboyant de rouge profond, l’autre délicatement panaché de rose, déploient leurs fleurs avec une élégance discrète, presque obstinée. Malgré les caprices du temps, qui oscille entre averses soudaines, bourrasques imprévisibles et éclats de soleil timides, ces arbustes semblent ignorer les variations brutales de température. Leurs pétales, soyeux et résistants, s’épanouissent comme pour rappeler que la beauté peut naître même dans l’instabilité.
Le camélia rouge, ardent et généreux, attire les regards avec ses fleurs charnues, presque sculpturales, tandis que le rose panaché, plus discret, offre une douceur nuancée, comme un murmure de printemps hésitant. Leurs feuilles vernissées, d’un vert sombre et brillant, captent la lumière changeante et reflètent les humeurs du ciel.
Chaque matin, en les observant, je me surprends à admirer leur résilience. Ils ne se plaignent pas, ne se courbent que sous le poids de la pluie, pour mieux se redresser dès que le vent se calme. Leurs fleurs, fragiles en apparence, résistent aux intempéries avec une grâce qui force le respect. Peut-être est-ce là leur secret : savoir s’adapter sans jamais renoncer à leur éclat.
Et puis, il y a ce parfum subtil, presque imperceptible, qui s’échappe de leurs corolles quand le soleil daigne réchauffer l’air. Une odeur fraîche, légèrement sucrée, qui évoque à la fois la douceur des matins d’hiver et la promesse des jours plus cléments. C’est un rappel que, même dans la grisaille, la nature prépare déjà son renouveau.
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