samedi 27 juin 2026

Palmiers et tourterelles

 

Le soleil de midi tape avec une intensité presque tangible. L’air vibre sous la chaleur accablante, et chaque souffle semble lourd, chargé de cette lumière dorée qui inonde tout. Les ombres, habituellement généreuses, se font discrètes, timides. Celle du palmier, fine et allongée, s’étire à peine sur le sol brûlant, comme si l’arbre lui-même cherchait à se soustraire à cette fournaise. À côté, le pin, robuste et immuable, projette une ombre plus dense, plus protectrice, un refuge pour quiconque cherche à échapper aux rayons implacables.

C’est dans ce contraste que mon attention est soudain captée. Un chant mélodieux, doux et répétitif, traverse l’air immobile. Une tourterelle. Sa voix, à la fois tendre et vibrante, semble apaiser la chaleur étouffante. Je relève la tête, intrigué, et là, entre les branches du pin, je l’aperçois. Elle est là, bien installée à l’ombre, sur une branche basse, son plumage gris-rosé se fondant presque dans l’écorce rugueuse. Elle roucoule, indifférente à la canicule, comme si ce coin d’ombre était son royaume, son havre de paix.

Un instant, tout semble suspendu. La chaleur, le chant de l’oiseau, l’ombre du pin… Une harmonie parfaite, un tableau vivant où la nature, malgré sa rudesse, offre une douceur inattendue.

Le ciel s’embrase sous l’ardeur du jour,

Le palmier, las, étire à peine son atour,

Tandis que le pin, fier, dresse son ombre longue,

Un refuge noir où la lumière se fond.

Soudain, un chant pur, doux comme un écho,

Fend l’air brûlant, léger, presque bas.

Je lève les yeux : là, sur l’écorce rugueuse,

La tourterelle, reine, se balance en paix.

Son plumage gris, tacheté de soleil,

S’accorde au vert profond des aiguilles.

Et dans ce concert où tout semble pareil,

C’est elle, seule, qui donne aux choses leurs ailes.

Je vous invite à découvrir sur mon autre blog des photos de fleurs du laurier rose pour cela suivez ce lien : https://ombreetsoleil.blogspot.com/




mercredi 24 juin 2026

Petits escargots au repos !

 


Un escargot rayé, seul sur le chemin,

Sans compagnon pour adoucir son destin,

Errait, le cœur lourd, sous un ciel sans pitié,

Où même l’ombre semblait fuir à l’infini.


Il gagna la colonie, où, dans un concert discret,

Les coquilles s’entrechoquaient en un doux secret.

Là, tous, épuisés par la sécheresse amère,

Décidèrent de s’unir, fraternels et sincères.


Sous une feuille large, ils s’endormirent en paix,

Attendant que le ciel, enfin clément et paisible,

Leur envoie une pluie, fine et bienfaisante,

Pour étancher leur soif et rendre la terre vibrante.


Si vous souhaitez découvrir les photos

 de mes roses du jardin en juin, suivez ce lien :

https://ombreetsoleil.blogspot.com/



samedi 20 juin 2026

Mes jolies roses à la teinte jaune

 


Comme chaque année à cette période, mes rosiers jaunes ont choisi juin pour déployer leurs fleurs. Ce spectacle me rappelle les étés de mon enfance, où les roses trônaient fièrement dans le jardin de mes grands-parents. Leurs pétales, d’un jaune tendre, semblent porter en eux les souvenirs des matins ensoleillés et des après-midis passés à observer la nature. Aujourd’hui, c’est dans mon propre espace qu’ils s’épanouissent, et leur floraison me remplit d’une douce nostalgie.




Le mois de juin, généreux et clair,

A rouvert l’or de mes rosiers.

Leurs pétales, soyeux et légers,

S’épanouissent, fiers et entiers.

Le soleil, complice de leur éclat,

Caresse leur teint de miel doré.

Un parfum subtil, doux et sacré,

S’élève, portés par l’air agité.

Les abeilles, ivres de leur nectar,

Dansent autour de ce trésor.

Chaque fleur, comme un cœur qui bat,

Offre au jardin son pur éclat.

Et moi, saisi par tant de beauté,

Je contemple, ému, ce balai d’or,

Où juin, en un geste de bonté,

M’a offert l’été en un accord.


Si vous souhaitez découvrir les photos

des fleurs du plaqueminier, suivez ce lien

https://ombreetsoleil.blogspot.com/