Le
soleil de midi tape avec une intensité presque tangible. L’air
vibre sous la chaleur accablante, et chaque souffle semble lourd,
chargé de cette lumière dorée qui inonde tout. Les ombres,
habituellement généreuses, se font discrètes, timides. Celle du
palmier, fine et allongée, s’étire à peine sur le sol brûlant,
comme si l’arbre lui-même cherchait à se soustraire à cette
fournaise. À côté, le pin, robuste et immuable, projette une ombre
plus dense, plus protectrice, un refuge pour quiconque cherche à
échapper aux rayons implacables.
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C’est
dans ce contraste que mon attention est soudain captée. Un chant
mélodieux, doux et répétitif, traverse l’air immobile. Une
tourterelle. Sa voix, à la fois tendre et vibrante, semble apaiser
la chaleur étouffante. Je relève la tête, intrigué, et là, entre
les branches du pin, je l’aperçois. Elle est là, bien installée
à l’ombre, sur une branche basse, son plumage gris-rosé se
fondant presque dans l’écorce rugueuse. Elle roucoule,
indifférente à la canicule, comme si ce coin d’ombre était son
royaume, son havre de paix.
Un
instant, tout semble suspendu. La chaleur, le chant de l’oiseau,
l’ombre du pin… Une harmonie parfaite, un tableau vivant où la
nature, malgré sa rudesse, offre une douceur inattendue.
Le
ciel s’embrase sous l’ardeur du jour,
Le
palmier, las, étire à peine son atour,
Tandis
que le pin, fier, dresse son ombre longue,
Un
refuge noir où la lumière se fond.
Soudain,
un chant pur, doux comme un écho,
Fend
l’air brûlant, léger, presque bas.
Je
lève les yeux : là, sur l’écorce rugueuse,
La
tourterelle, reine, se balance en paix.
Son
plumage gris, tacheté de soleil,
S’accorde
au vert profond des aiguilles.
Et
dans ce concert où tout semble pareil,
C’est
elle, seule, qui donne aux choses leurs ailes.
Je
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laurier rose pour cela suivez ce lien :
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